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CON REP NET

Réseau thématique pour la réhabilitation performantielle des structures en béton armé

L’évolution économique et sociale impose des exigences croissantes à l’infrastructure européenne, mais les limites des ressources et des budgets restreignent le nombre de constructions neuves possibles. La réhabilitation du parc immobilier existant est donc essentielle au maintien d’une infrastructure opérationnelle efficiente. Le budget consacré par l’Europe à la construction est affecté à plus de 50% à la réhabilitation et la remise à neuf de structures existantes; et ce chiffre ne fera que croître avec le vieillissement de l’infrastructure. Les chantiers consistent, entre autres, dans la réparation de structures en béton détériorées.

Le béton peut se détériorer de plusieurs façons. Si la corrosion de l’armature pose particulièrement problème et constitue un obstacle majeur à la durabilité des structures en béton; les dégâts du gel et les réactions alcali-silice, sans doute moins répandus, demeurent néanmoins significatifs. De plus, chaque année, de nombreux immeubles sont victimes d’incendies. Ces différentes formes de dommages imposent des réparations structurelles.

Les propriétaires d’immeubles n’ont malheureusement aucune certitude quant aux performances des réparations que l’on pourrait faire à leurs biens, car la réhabilitation des structures est marquée par des antécédents de performances médiocres et d’échecs prématurés.

En outre, les gérants d’immeubles, de structures et d’installations de toute l’Europe sont tenus de maintenir leur parc immobiliser opérationnel pour un coût minimum. On a estimé par exemple que, dans la seule République Tchèque, les travaux effectués sur les immeubles résidentiels coûteront 2500 millions d’euros au cours des vingt-cinq prochaines années. Ces immeubles nécessitent des réparations à la fois peu coûteuses et fiables; ce qui n’est pas facile dans les circonstances actuelles. Soucieuse de contribuer à la solution de ce problème, la Commission européenne a accordé une subvention d’une durée de 4 ans (2002 – 2006), au titre de son Cinquième Programme-cadre, à la création d’un réseau thématique centré sur la réparation du béton et connu sous le nom de CON REP NET. Ce réseau, composé d’entreprises et d’organismes de recherche, étudiera les performances des structures en béton armé réhabilitées dans toute l’Europe. La recherche identifiera les processus de réparation les plus efficaces et les plus fiables pour une série d’applications différentes, et permettra au secteur européen de la réparation du béton d’engager rationnellement ses ressources. De plus, de nouvelles stratégies de réparation et de réhabilitation seront élaborées en vue de rentabiliser davantage les ressources mises en œuvre.

Le réseau a pour but de fournir aux propriétaires d’immeubles et aux entreprises de réparation du béton des informations fiables quant aux performances des différents types de réparations. En dernier ressort, ces informations permettront de spécifier les performances de la technique de réparation du béton en fonction de la durabilité et de la résistance de l’application. Cette approche performantielle, où la durabilité et la durée de vie du béton sont spécifiées dès le départ, reçoit déjà un accueil favorable dans les milieux de la construction neuve. Elle exige un niveau élevé de connaissance des conditions auxquelles le béton sera soumis et de la manière dont il réagira pendant sa durée d’utilisation. Elle nécessite aussi de la confiance dans la capacité du béton à résister à ces conditions.

Ce ne sont là que quelques-uns des défis auxquels s’attaquera CON REP NET au cours des quatre prochaines années.

Le réseau comprend sept partenaires principaux, qui organisent le travail et assument la responsabilité de sa réalisation. Quelque 45 organisations contribueront au réseau en communiquant leurs connaissances et leur expérience au sein de quatre groupes fonctionnels: propriétaires; ingénieurs-conseils; fournisseurs de matériaux et spécialistes de la réparation; et organismes de recherche. Trois cents autres organisations devraient participer aux activités publiques du réseau. Ces activités publiques comprennent des ateliers, des formations, des académies d’été et des symposiums.

Le réseau devrait être en mesure de favoriser la coopération technique entre universités, centres de recherche, organismes scientifiques et techniques, et propriétaires immobiliers. Il devrait également améliorer les performances des structures en béton réhabilitées. Pour ce faire, il examinera les situations passées, présentes et à venir.

On commencera par dresser un catalogue des performances antérieures. Ce travail permettra de passer en revue les problèmes que pose l’obtention d’une structure réhabilitée durable, en identifiant les facteurs de succès et les principales pierres d’achoppement.

Ensuite, on examinera les techniques mises actuellement en œuvre pour réparer les structures en béton. On pourra alors mettre au point des critères de performances des structures réhabilitées. Enfin, on explorera des concepts performantiels qui peuvent aider le secteur à réaliser des réparations efficaces et durables à l’avenir. On cernera également les aspirations des propriétaires de structures. Le réseau peut aider le secteur à développer des méthodes pour satisfaire ces aspirations et pourra planifier les futures activités en matière de recherche, de développement et de technologie.

Pendant toute sa durée, le réseau mettra à disposition ses découvertes et ses recommandations. Celles-ci comprendront un document de conseils de bonne pratique; une stratégie pour le développement de concepts performantiels pour les réparation durables; les besoins futurs en matière de recherche, de développement et de technologie; les implications pour la Directive Produits de construction et la normalisation européenne des concepts performantiels. Ces résultats seront communiqués par plusieurs canaux. Certains ateliers interactifs et certaines formations seront payants, de même que les rapports techniques publiés. Mais les communiqués de presse, les bulletins électroniques, les sites internet accessibles au public, les présentations aux organisations et aux journaux seront gratuits pour tous les intéressés.